Notre missionNos servicesLes coursTémoignagesActivitésNos partenairesPour nous contacter
 

Qu’est-ce qu’un art martial ?

C’est une activité qui vise un perfectionnement physique, mental et parfois spirituel à travers l’enseignement d’habiletés « guerrières ». Bien avant le développement d’aptitudes à dominer un adversaire, l’entraînement au combat mise sur la fortification du corps, de l’esprit et le contrôle de soi. Respect, honneur et loyauté envers ses compagnons font partie intégrante des valeurs transmises par l’enseignement des arts martiaux.


Comment les arts martiaux
peuvent aider les gens ?

Manque de repères, manque de ressources, rejet, pauvreté, délinquance, solitude… Les raisons pour avoir besoin d’aide ne manquent pas. En fournissant un milieu dans lequel les individus peuvent participer ensemble à une activité sollicitant à la fois leur corps et leur esprit, ceux-ci sont amenés à tisser des liens de solidarité avec leurs confrères et consœurs et à développer un sentiment d’appartenance envers un groupe de pratiquants partageant les mêmes valeurs.

De plus, en fournissant aux jeunes un environnement favorisant de façon non compétitive leur développement global, en leur permettant de valoriser leurs forces et de gérer leurs faiblesses, on favorise le développement d’une meilleure estime d’eux-mêmes et une confiance accrue en leurs capacités et en leur potentiel.

Finalement, le développement d’une aptitude à l’autodéfense, applicable à toutes les situations de la vie quotidienne, n’est pas négligeable — même si la formation au combat est faite dans une intention non compétitive, non violente et pacifiste. À travers l’entraînement au combat, c’est tout le rapport aux autres qui est travaillé avec les jeunes dans un climat de respect et de partage.

 

Les arts martiaux chinois

Considéré par certains comme le berceau des arts martiaux modernes, la Chine abrite entre 350 et 450 styles, écoles ou traditions différentes qu’on regroupe généralement en deux grandes catégories.

Il y a d’abord les systèmes de combats issus de l’école de Shaolin, qui tire son nom du fait qu’elle origine du monastère bouddhique de Shaolin dans la province du Henan. Les écoles provenant de ce système d’arts martiaux se caractérisent principalement par leurs analogies avec le monde animal. On y retrouve en effet différents styles et techniques portant des noms d’animaux les plus divers : le dragon, le tigre, le serpent, la grue blanche, le singe, la mante religieuse, l’aigle, la panthère, etc. L’objectif est de s’inspirer des habiletés des animaux et d’utiliser certaines de leurs caractéristiques physiques et comportementales (la vitesse et la fluidité du serpent, la puissance du tigre, l’habileté du singe, la portée de la grue blanche, la férocité de la mante religieuse, etc.) dans un système de combat.

Parallèlement, il existe des systèmes qu’on dit issus de l’école de Wudang, qui tire son nom d’un complexe de montagnes sacrées dédiées au taoïsme. On retrouve dans cette catégorie les styles dit «souples», ou «internes» (comparativement aux styles «externes» de l’école Shaolin), qui misent non pas sur le développement musculaire, mais davantage sur le développement et l’utilisation de l’énergie dans le corps, le qi, ainsi que son application dans une situation de combat. On retrouve dans cette tradition un des arts martiaux chinois les plus connus en Occident, le taiji quan. Mais on retrouve également d’autres styles comme le bagua zhang, la boxe en cercle des huit trigrammes, le xingyi quan, la boxe de la forme et de l’esprit, plus linéaire, et le liuhebafa, la boxe des six coordinations et des huit méthodes, qui mise sur la fluidité et la coordination de tous les mouvements.

Il existe des centaines d’autres styles d’arts martiaux en Chine qui entrent dans l’une ou l’autre de ces deux grandes catégories, ou, comme le wing chun kune, qui sont à mi-chemin entre les deux approches. Ces catégories renvoient, comme leurs noms l’indiquent, à des traditions religieuses, à savoir le bouddhisme et le taoïsme. Il ne faut cependant pas voir les arts martiaux comme une pratique religieuse. Les arts martiaux se sont inspirés de la philosophie des traditions religieuses chinoises pour en faire un art qui dépasse l’aptitude au combat, et qui devient un «art de vie».

Les cours sont habituellement divisés en trois parties. D’abord, une période de réchauffement de quelques minutes permet d’éviter les blessures lors de l’entraînement. Ensuite, un entraînement plus intensif, sans partenaire (c’est-à-dire où les élèves s’exécutent devant un miroir), permet de se familiariser avec les mouvements, en plus de fortifier le corps et de développer la capacité cardio-vasculaire des élèves. Finalement, une période de travail avec un partenaire permet d’apprendre à appliquer les mouvements en situation d’autodéfense. Cette portion de l’entraînement est axée non pas sur un esprit de domination de l’autre et de compétition (blesser l’adversaire, l’humilier, ou marquer des «points»), mais bien sur un esprit de partenariat, où l’élève apprend à gérer une situation conflictuelle, à gérer son rapport à l’autre dans un cadre éthique de paix et de respect (autant le respect de soi que celui de l’autre). En définitive, l’élève apprend à dépasser ses propres limites (physiques et psychiques), mais en prenant conscience des autres qui l’entoure.

Les cours sont donnés par un instructeur qualifié fourni par l’école d’arts martiaux et autorisé par la Confrérie, dans un ratio d’un instructeur pour quinze élèves. De même, un responsable de l’organisme communautaire bénéficiaire est présent à chacun des cours.

Contrairement à ce qu’on retrouve dans plusieurs écoles d’arts martiaux actuellement, la Confrérie Kuan-Ti n’intègre pas les élèves de son programme dans des réseaux de compétitions sportives. L’organisme ne prétend pas que la compétition d’arts martiaux est néfaste en soi. Elle emprunte seulement une voie plus traditionnelle, non sportive, enseignant aux élèves que le premier combat est d’abord avec soi-même et qu’une altercation avec une autre personne peut avoir des conséquences dramatiques si elle n’est pas bien contrôlée. C’est pourquoi l’enseignement renvoie toujours à des situations réelles, mais est donné dans un environnement contrôlé et de détente, et toujours additionné d’un enseignement éthique et moral.